jeudi 18 octobre 2007

En passant par Amagasaki

Longue marche, que celle qui mène de Minami morimachi à Nishinomiya kitaguchi. On suit, pour plus de sûreté, la ligne Hanshin. De temps en temps, une rivière, un pont à chercher, une pause. Il fait bientôt nuit, et je ne suis pas prêt d'être arrivé...

mercredi 17 octobre 2007

Umeda no tatemonogatari

Umeda et ses tours. Centre névralgique de la ville, où toutes lignes se rejoignent, où s'entremêlent immeubles énormes et galeries souterraines, autoroutes urbaines et foules protéiformes. Quartier trompeur, souvent, où le marcheur se perd. Point de repère, de direction. Pour s'en extraire, il faut prendre le train ou toutes autres tangentes.

mardi 16 octobre 2007

Fontenay aux blancs, aux noirs.

Par hasard. Sortie de collège.
Uniformes, le long des stades.
Prises de vues impromptues, si vite, si belles.
Dommage que ce fut en silence.

lundi 15 octobre 2007

Au courant


Au confluent.
L'eau, plus loin, c'est la Kanzakigawa.

dimanche 14 octobre 2007

Vogue ? et sur quelle surface ?


Sextet sur façade.
Vers le ciel, c'est sûr.

Statures, à trois


Du côté de Hommachi, mais pas là où on pourrait y...

samedi 13 octobre 2007

Railroad


Il n'est pas de mise de s'éloigner du réseau ferroviaire. Si, par malheur, on en vient à d'autre moyen de transport, il faut se prémunir des aléas du temps, souvent perdu, qu'il faut pour se rendre d'un point à un autre. Parce que le train découpe à son envie le paysage, et qu'il ne laisse aucune autre alternative. Il ne sert à rien de le suivre, car aucune route ne le suit. Bien au contraire. L'asphalte se plie aux injonctions du rail ; et bien marri celui qui saura contredire cela. Il en sera pour ses frais...

vendredi 12 octobre 2007

Archi textures


De Yodoyabashi à Umeda...
Immeubles sortis de leur contexte, peut-être.


Vicki ? M'entends-tu ?


Shinsaibashi-suji, cinq heures.

mercredi 10 octobre 2007

Inside Togu Cho


Triptyque nocturne.
Lieux d'aisances.

dimanche 7 octobre 2007

A la vie, à la mort

- Ecoute, écoute. Encore une fois, car ce n'est ni la première, ni la dernière. C'est juste l'instant, peut-être, de notre conversation, qui se rattache à ce qui a été dit, à ce qui sera encore à dire... Tu dis la vie, la vie, cette ligne qui doit bien mener quelque part, qui doit bien avoir un but, et tu t'arrêtes parfois, tu mesures le chemin accompli. Tu te retournes pour voir. Tu doutes. Tu ne sais jamais pourquoi, vraiment, tu en es là, et puis tu poursuis. Mais ce que tu sais de toi, tu le sais parce que tu notes une différence, celle qui sépare ce qui était toi hier de ce qui est toi maintenant. Et tu en es satisfait, ou non. Mais tu sais ce temps qui passe et qui t'éloigne ou te rapproche...
- Tatata, tu ne sais rien, tu vis, je vis, et je ne sais pas pourquoi il faut toujours que je me pose toutes ces questions, ce pourquoi je suis heureux, ou non, je suis triste, je me contente de ça, ou non, je suis perpétuellement vide d'une chose que je suis, sans savoir où aller, sans savoir quoi trouver. Et tout ce verbiage autour de ça me rend malade.
- Pourtant...
- Pourtant quoi ? Pourtant on avance, c'est ça ? Mais vers où ? La félicité ? La lucidité ? L'énorme déception qui m'attend si je m'aperçois qu'en fait je n'en saurai pas plus ?
- Juste de savoir qu'on vit de ses propres retours. Juste de se souvenir, de dire c'était moi, là, ou que si je suis ici, c'est pour telle ou telle raison.
- Ouais, on patauge dans la grande mare !
- Patauge si tu veux, et soit tu coules, soit tu gardes pied. Mais ne perd pas de vue ni tes empreintes, ni le tracé qui s'ouvre devant toi.
- Mmmh, l'existence, c'est un radeau sur un océan sans terre...
- Ah, tu vois, quand tu t'y mets ! Tu peux aussi faire des images.
- Foireuses, mes images. Ca n'avance à rien !
- Qu'en sais-tu ? Ca passe le temps, et ça fait des souvenirs, comme "Ecoute, écoute..."

vendredi 5 octobre 2007

Si loin, si proche

Deux vues, prises coup sur coup, de part et d'autre des voies de chemin de fer.
Il n'y a pas loin de la couche à l'atelier.

mercredi 3 octobre 2007

Plaine du Kansai, où cela ?


Takatsuki-shi. Gare JR.


Nouveaux immeubles, au pied de vieux.


On y descend parce qu'on y habite.

lundi 1 octobre 2007

Kami no ?

C'est d'errance qu'il s'agit. On quitte la maison pour aller on ne sait trop où, dans une direction ou bien une autre. Il y a les montagnes, au loin, qui donnent le la : une direction, au moins, vers laquelle on peut se perdre. Plus loin, d'ailleurs, il doit y avoir Kyoto. On préfère cela maintenant : explorer ce Japon qui s'étale juste au pied de chez soi. Ce Japon-là, ce n'est pas le Beautiful Japan tant vanté par les brochures touristiques. Ce Japon-là n'a pas cette beauté ostentatoire que le sacré japonais confère aux espaces bénis des kamis.


Il a le mérite de ne pas se mentir : il n'est pas esthétique, mais sa réalite ne manque pas de faire surgir du beau, encore faut-il cadrer le propos. C'est tout ce Japon dont on n'est pas trop fier. Celui des pratiques obscures qui veulent à tout prix défigurer le paysage, ce paysage dont on loue, pourtant, l'intrinsèque naturel. Mais de nature, que subsumée de culture, à savoir : des jardins, des champs, des routes, du béton. Cela frappe toujours, ce double discours qui fait de la terre nippone une terre inhospitalière qu'il faut domestiquer, et que les moyens de domestication rendent encore plus inhospitalière. C'est le drame, peut-être, d'une lourde machine qui ne peut s'arrêter, dont l'inertie apparaît toutefois de maniére aussi évidente.

Plus loin, au-delà des montagnes, il y a Kyoto.

samedi 22 septembre 2007

Pointer le ciel ? Et pour quoi faire ?


Mais si !
On quitte notre chez soi, et pour voir quoi ?, ce ciel qui menace.
Et qui voile le soleil, déjà peu disert à cette heure du jour...

vendredi 21 septembre 2007

Semis

Balade à vélo, encore. J'y reviens, en ces champs de riz engoncés entre tout ce qui n'est pas rural. Mais qu'est ce que la ruralité, entre Osaka et Kyoto ? Rien, peut-être, puisqu'on est toujours en demi-mesure : semi-urbanisme, où se dressent immeubles, maisons, magasins et usines, pêle-mêle, sans cohésion aucune. Semi-ruralité, où l'on voit des serres par-ci, des rizières par-là, sans que l'observateur puisse vraiment saisir des lignes de partage.
Drôle d'espace, sans zones, sans repères. On y roule dans une direction puis une autre. On se lasse aussi, parce que de cet imbriglio ne surgissent point de surprises. Un amas dilué qu'on voudrait bien quitter.
Un peu de franchise quoi ! Qu'on se sente campagnard !

samedi 15 septembre 2007

De la proxemie a grande vitesse

D. m'a, il y a bien longtemps, exposé son point de vue sur la proxémie. Discipline anthropologique, la proxémie se penche sur la distance physique qui s'établit entre des personnes prises dans une intéraction. Elle peut donc être subsumée par l'environnement ou cette intéraction a lieu : maison, cinéma, hôpital, tout endroit où communiquent deux, ou plus, interlocuteurs. Là n'est pas mon propos, qui, déviant, s'intéresse davantage aux modulations environnementales où les interactions avec le monde extérieur, celui dans lequel l'intéraction a lieu, ont lieu.
Phrase peu claire. Mon propos non plus, rassurez-vous.
Enfin.
Balade à vélo, aujourd'hui, de la maison, sise non loin de la rivière Ibaraki, vers les montagnes alentour. On s'éloigne du centre de cette petite ville banlieusarde, en suivant les berges qui, de loin en loin, serpentent dans les rizières. Etrange de voir ces champs de verdure s'étendre entre les usines et les maisons. (J'y reviendrai.)
Et puis, sans crier gare, voici l'autoroute. Et voila, donc, que je m'interroge.
C'est que, dans le champs proxémique, la voiture fait figure d'espace clos, exclusif. Ou plutôt, si inclusif qu'il supprime toute considération sur l'environnement immédiatement extérieur à lui. De là, peut-être, le comportement bizarre de l'automobiliste, prêt à commenter ou vitupérer sur ce qui lui est directement proche, et pourtant si loin, puisque d'intéraction il n'y a pas. Ou si peu : visuelle, gestuelle. (Interne, en somme, à l'habitacle.)


Et là, l'autoroute japonaise marque le pas. Déjà qu'une voiture n'invite pas à saisir le monde extérieur, mais ici, le monde est réduit aux murs qui l'isolent. Point de paysage à observer, juste un couloir de bitume à suivre. Réduction proxémique encore. On regarde devant soi. On se tait. On peut, à la rigueur, imaginer s'envoler ailleurs. Mais il vaut mieux connaître la destination.

mercredi 12 septembre 2007

Ponts et merveilles



Ibaraki Gawa.
Premier plan : oléoduc.
Second plan : pont ferroviaire JR.
Plus loin, le ciel, ou ce qu'il en reste.

vendredi 7 septembre 2007

A casa


Aujourd'hui casanier.
Appétit de lignes tout de même.
Tatami, shoji, fusuma.
Composition libre.

dimanche 2 septembre 2007

Night bike


Vélo nocturne.
Togu Cho.
Ibaraki-Shi.