Ces deux-là sont pourtant si loin l'un de l'autre, qu'un simple canal ne saurait exprimer la distance qui les sépare...
lundi 19 janvier 2009
Salut des chalands
Ces deux-là sont pourtant si loin l'un de l'autre, qu'un simple canal ne saurait exprimer la distance qui les sépare...
vendredi 16 janvier 2009
Moulinations
Et que donc il a bien fallu que cela tourne, à courants d'air non conditionné.
On l'avait déjà évoqué sur ce billet, et l'on avait remis ça au lendemain.
Chut ! Le voila qui chante...
On l'avait déjà évoqué sur ce billet, et l'on avait remis ça au lendemain.
Chut ! Le voila qui chante...
lundi 12 janvier 2009
Tailler la route
Certains s'y rendent pour quelques complets-veston, des manteaux pour les hivers qu'ils doivent endurer ailleurs, des mitaines a croquer lorsque le temps s'y prête.
Les derniers n'avisent les tailleurs que pour leur embonpoint, et pensent peut-être à se faire couper un petit pantalon pour poursuivre le chemin.
vendredi 9 janvier 2009
mercredi 7 janvier 2009
lundi 5 janvier 2009
Aux palmes, etc
samedi 3 janvier 2009
Trois voies
jeudi 1 janvier 2009
mardi 30 décembre 2008
Match non nul
Liesse motorisée, fumigénée, bruyante et drapée de ces couleurs nationales qu'un rouge carmin et une étoile jaune symbolisent sur tous les tissus.
Le pays, arrêté le temps de deux mi-temps, célèbre une victoire par procuration.
Oui, le football a encore marqué.
Dans quel but ?
dimanche 28 décembre 2008
lundi 8 décembre 2008
Priapisme domestique
Quand on a finalement ouvert toutes les serrures, à grand renfort de cliquetis métalliques, on entre dans cette demeure vide, au murs repeints depuis peu, et l'on se prend à contempler ces pièces successives, meublées au minimum, avec çà et là un montant de lit, une chaise, un pot, un verre cassé.
Il n'y a pas encore d'occupant, et par là, pas d'occupation. Le lieu est vacant, il n'a pas encore d'histoire, mais, vierge à cette heure, il est le support de tous les fantasmes.
Il n'y a pas encore d'occupant, et par là, pas d'occupation. Le lieu est vacant, il n'a pas encore d'histoire, mais, vierge à cette heure, il est le support de tous les fantasmes.
mardi 2 décembre 2008
mardi 25 novembre 2008
De la platitude
Plutôt de cet horizon souvent invisible que l'on cherche au détour des rues, des quais, et que l'on trouve parfois là où on ne l'attend point.
De là, sans doute, le plaisir d'avoir vu un coin d'absolu au hasard du regard.
On poursuit, bien sûr, la balade.
mardi 18 novembre 2008
samedi 15 novembre 2008
mardi 11 novembre 2008
dimanche 9 novembre 2008
Les poses égarées #4
Je me taisais. Il en était maintenant à bourrer sa pipe. Le jour devenait plus mûr, la lumière plus lourde. Le café était presque désert, avant le coup de midi.J’avais beau tenter de remettre mes idées en place, je ne parvenais toujours pas à faire des siennes les miennes.
Et puis, après un temps plus ou moins long, je rangeai les planches et les films dans l’enveloppe, que je fis glisser dans mon sac. En me baissant davantage, je sentis l’un des boîtiers d’appareil photo qui traînait dans le fond. Je le pris, fouillai encore, trouvai un objectif, l’ajustai, et me relevai d’un coup.
Je souris maintenant à l’homme qui fumait tranquillement, visai, et appuyai sur le déclencheur.
samedi 8 novembre 2008
Les poses égarées #3
- Ça ne te reviens pas ?- Comme ça, je ne vois pas, non. C’est étrange. J’étais sûr que j’allais au devant d’une déception en me rendant au labo. Je suis certain d’avoir été la personne qui a appuyé sur le déclencheur, mais je ne parviens à associer mes souvenirs à ces images.
- C’est une chance, grommela-t-il.
- Pardon ?


Il se tut, regarda encore attentivement chacune des feuilles, puis me les rendit.- Je ne vois pas, non. Voilà des témoignages d’une partie de ma vie, et rien. Si on s’emmerde à faire des photos, c’est bien pour rappeler à soi tout ce dont on se souvient de ces moments-là !
Je m’étais emporté. J’avais l’habitude de m’emporter en face de lui.
- Mais tu en connais peut-être d’autres qui sont semblables à ceux-là, articula-t-il lentement. Ces photos, les photos, ce ne sont que des photos ! Et tu es déjà allé à Florence, et à Sienne, et à Pise, et dans les collines de la Toscane, n’est ce pas ? Tu m’en as déjà conté, des épisodes de tes pérégrinations transalpines. Alors quelques moment de plus, là, offerts tout à coup ? Et là, un repas de famille impromptu où tout le monde semble n’en être qu’à l’apéritif ? Et enfin, une petite amie orientale, cachée parmi les oublis de ta pauvre mémoire ?
vendredi 7 novembre 2008
Les poses égarées #2
- Ça ne me revient pas…Il sourcilla.
- Quoi donc ? Ce sont bien des photos que tu as prises ?
- J’ai trouvé ces rouleaux de pellicule au fond d’un vieux sac. Un sac de voyage, un truc que je devais utiliser avant, peut-être avant de venir habiter ici. Les pellicules se sont retrouvées ensuite sur la cheminée, ou elles ont dû rester bien plusieurs mois. Deux bibelots de plus dans mon fouillis, que j’avais finis par ne plus apercevoir. Ce n’est qu’il y a deux semaines que je les ai emmenées pour les faire développer. Comme cela, le temps était venu, et voilà.


- Je peux voir ?Je lui tendis les deux feuilles. Il leva le bras, commanda un café, et se rencogna.
Deux planches : sur la première, une série de paysages, vraisemblablement en Italie. Florence, pour sûr, Sienne, Pise et puis la campagne, un village ou deux, San Giminiano, peut-être. Sur quelques unes des images, une jeune fille asiatique, qui sourit.

La seconde planche représentait une succession d’instants saisis au cours d’un repas – d’un dîné, ai-je pensé en observant les lampes allumées et le vin sur la table.jeudi 6 novembre 2008
Les poses égarées #1
Je n’avais pas encore eu le temps de décacheter la grosse lettre que je portais sur les genoux. La clochette de la porte du café grelotta plusieurs fois quand il entra. Il portait toujours son long imperméable bleu marine, même en ce matin clair. Il vint s’asseoir à ma table et appela un garçon pour son café, un long café noir qu’il prit sans sucre, en lentes lampées, tandis que je ne pipai mot.
La grosse enveloppe était commune : marron clair, aux rabats bien collés, aux cornes bien droites. On me l’avait remise avec un peu de retard : le labo photo avait été à cours de produits chimiques, et j’avais attendu sans trop y penser, sans trop savoir à quoi m’attendre. Et, comme cela, elle était sur les genoux, encore close, et il buvait son café, absorbé par des ruminations bien à lui.
- Tu ne l’ouvres pas ? finit-il par me demander lorsqu’il posa sa tasse.- Si, bien sûr, dis-je.
Et je procédai donc, d’un coup de pouce. Je déchirai, et sortis deux pellicules développées et deux planches-contact. On pouvait y voir plusieurs bandes noires et blanches, assez contrastées.
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