Un dimanche fleuri, à flâner dans les les allées de cette ferme aux orchidées, sise dans la campagne en direction de Củ Chi.
dimanche 13 juillet 2014
dimanche 18 mai 2014
samedi 17 mai 2014
Au temple de l'aube#2
Porcelaine, faïence, céramique...
Toutes les surfaces sont incrustées d’éclats de couleur, où que l’œil pose son regard.
Toutes les surfaces sont incrustées d’éclats de couleur, où que l’œil pose son regard.
Au temple de l'aube#1
Ce séjour à Bangkok est bien trop court, mais nous avons tout de même le temps de pénétrer dans l'enceinte du Wat Arun Ratchawararam Ratchawaramahawihan, qui, avec ses tours décorées de faïence à la manière khmère, est l'un des temples les plus célèbres de la ville.
Tour d'horizon, de la statuaire à la peinture et à l'architecture...
vendredi 16 mai 2014
Juxtapositions siamoises
Le tissu urbain de Bangkok change de motif abruptement. D'une esplanade desservie par un métro aérien où fourmillent boutiques de luxe et centres commerciaux, on se retrouve, au détour d'une allée, sur un sentier longeant de vieux immeubles décatis ou vivent de nombreuses familles pauvres. Plus loin, un canal charrie des ordures, pour disparaître sous des piles de béton supportant une autoroute. Au loin, le sommet des gratte-ciels scintille sous les feux du soleil.
jeudi 15 mai 2014
Au fil du chemin de fer
En regardant, d'un œil mi-clos, le paysage défiler.
Forêts, rizières, forêts, rizières. Hameau.
La ville arrivera bientôt.
Hua Hin, 2 minutes d'arrêt
Les histoires de
train, ça commence souvent avec des jouets.
Prenez le roi de Siam Phra Bat
Somdet Phra Poramenthra Maha Mongkut Phra Chom Klao Chao Yu Hua, plus communément
appelé Rama IV. Et bien, il tombe sous le charme d’un train miniature que lui
offre la reine Victoria en 1856 pour le remercier de menus services échangés
entre gens couronnés. Il se met donc à ruminer la chose ferroviaire, aidé en
cela par un corps d’ingénieurs britanniques, qui aimerait par-dessus tout
relier les mines de Birmanie avec les comptoirs que l'aristocratie anglaise contrôle en Chine.
Cependant, les premiers projets font chou blanc, empêtrés dans des embrouillaminis de consortiums privés qui, plutôt que de vouloir poser ballast et rails, préfèrent empocher les royalties des concessions offertes par le gouvernement. Il faudra attendre 1893 pour voir l’achèvement de la première ligne de train du royaume, qui relie Hua Lamphong, au centre de Bangkok, à la petite ville de Paknam, à 21 kilomètres de là. C'est modeste, certes, mais c'est un début.
Cependant, les premiers projets font chou blanc, empêtrés dans des embrouillaminis de consortiums privés qui, plutôt que de vouloir poser ballast et rails, préfèrent empocher les royalties des concessions offertes par le gouvernement. Il faudra attendre 1893 pour voir l’achèvement de la première ligne de train du royaume, qui relie Hua Lamphong, au centre de Bangkok, à la petite ville de Paknam, à 21 kilomètres de là. C'est modeste, certes, mais c'est un début.
Une fois cette première
étape – symbolique autant que technologique – franchie, le réseau se développe,
d’abord vers le nord, à partir de 1896, pour désenclaver les riches provinces septentrionales,
puis vers le sud, en 1901, pour tenter de rattacher la ligne méridionale
embryonnaire à celle qui se construit en
Malaisie depuis l’état princier de Kuala Lumpur. (Notons d’ailleurs
au passage que l’écartement des rails choisis pour ces premières lignes diffère
déjà. Au nord, et plus tard à l’est, on se réfère à l’écartement standard, ou
voie normale, de 1435mm de large, alors qu’au sud, il faut disposer les rails
en voie métrique, de 1000mm de large, afin de pouvoir faire la liaison avec les
réseaux naissants du sud de la péninsule siamoise. Comme de juste, ces premières
lignes-là, bien qu’elles partent depuis Bangkok, prennent leur point de départ de
part et d’autre du fleuve Chao Phraya, et ne peuvent donc pas être reliées entre
elles. Point de conflits de bogie, donc !)
La province immédiatement
au Sud de Bangkok, Phetchaburi, se retrouve ainsi reliée par le train dès le début
du XXe siècle, mais il faudra attendre 1911 pour que la ville côtière de Hua
Hin soit à son tour dotée d’une gare. Le bâtiment, d’abord construit en 1910,
sera démoli, puis embelli en 1926 par la grâce de dotations royales. C’est que
le roi Rama V – dont nous n'allons pas écrire ici le nom complet – et sa cour apprécient le climat de tranquillité de cette bourgade proche de la capitale
siamoise, et décident d’y construire leurs palais d’été.
Ainsi, prendre un
billet depuis Hua Hin jusqu’à Hua Lamphong, c’est retracer un segment historique
de la conquête du rail en Thaïlande, et profiter de la berceuse commune à tous
les voyages en train. Tatac tatac, tatac tatac, tatac tatac…
En voiture !
mercredi 14 mai 2014
Les boutiques du coin de la rue
À proximité, un marché a monté ses étals pour la nuit. On y vend, entre autres, toutes les machines de guerre en plastique, toutes les babioles orientalo-bouddhiques, tous les encens et huiles capiteuses, tous les zippos, toutes les lunettes de soleil, toutes les tongs et crocs et sandales et ceintures, tous les logos imprimés sur T-shirt, et, surtout, toutes les brochettes grillées, vaporisées, bouillies, frites, et les barquettes de riz et de nouilles parfumées et plein de bouteilles de Singha, de Chang, de Leo, de Thai Amarit Bangkok, de Kloster, et de Tiger.
Ah, et du thé, aussi.
Transathaïlande
Sur le promontoire faisant face à la mer, des banquettes vides invitent à la lecture, tandis que les tentures font toutes voiles dehors. Un instant de voyage, ou bien voyage d'instants.
Menace sur le Golfe De Siam
Voilà, de nouveau, une vue dégagée sur la mer.
Immensité de cette surface plane et calme.
Soudain, le ciel devient le théâtre d'un drame cyclonique, où les courants atmosphériques dessinent un tourbillon de masses grises, presque noires.
La pluie s'ensuit, averse tropicale subite, lourde d'un coup, puis elle s'estompe.
Et tout se dissipe bien vite, pour redevenir ce paysage presque inerte d'une mer d'huile.
mardi 13 mai 2014
Checked in
C'est un édifice érigé sur la côte, à quelques kilomètres de la station balnéaire de Hua Hin, qui domine tout le paysage alentour. On ne saurait dire avec certitude à quelle période il a été construit, probablement dans les années 1980, dans un style mi-brutaliste, mi-constructiviste, pour accueillir une foule de touristes avides de soleil tropical et de mer exotique. Il se découpe sur le ciel en rangées de balcons, empilées sur des dizaines d’étages, à la façon d'une pyramide préfabriquée.
Pour y repérer sa chambre, rien de mieux que de la marquer d'une serviette blanche. Ainsi, un rapide coup d’œil permet de se rassurer sur sa propre existence, et de ne pas se tromper d’étage lorsque l'heure vient de venir s'y reposer.
vendredi 7 février 2014
jeudi 6 février 2014
Amerrissage réussi !
Une escale à Phú Quốc, pour oublier le cadran.
Comme de bien entendu : plage claire, eau turquoise, ciel bleu profond, baie arborée.
Orteils et éventails.
vendredi 31 janvier 2014
samedi 4 janvier 2014
lundi 7 octobre 2013
Du bagne au cimetière
Grande-Condore, 23 Janvier 1952.
Un gâchis. Un indéchiffrable,
lamentable, terrible gâchis.
Je les entends
encore psalmodier ces chants du nord, sous les menaces des gardiens. Tous ces
prisonniers, tous animés d’une ferveur sourde, indéfectible, et à qui nous
venons d’offrir le plus précieux des gains. Ils ont une martyre maintenant, et
quelle martyre !
Je la revois
entrer dans l’enceinte de la prison il y a quelques jours, sous bonne escorte. Emaciée, depuis 5 ans que les autorités du continent l’ont gardé en détention dans les cachots
de Đất Đỏ, Bà Rịa et les quartiers de Chí Hòa pour y attendre son procès sous l’administration
centrale, elle n’avait pas perdu son assurance d’adolescente rebelle. Il faut
dire que sa détermination n’avait d’égal que la stupidité et l’esprit de
revanche qui animaient la cour militaire qui l’avait jugée il y a trois ans :
comment ne pas y voir un aveuglement de la part des colons, pour condamner à mort
une jeune révolutionnaire mineure, à qui ils ont imputé tous les attentats à la
grenade de la province de Cap Saint Jacques ?
Oh, je suis
certain que des grenades, elle en a balancé sur des troupes françaises, et
surtout sur ces traîtres à la cause Việt Minh, ces informateurs vietnamiens à
la solde du gouvernement colonial. Une, au moins, a explosé dans l’enceinte du marché
de Đất Đỏ, le 14 juillet 1948, tuant un officier français et blessant une
douzaine de soldats. Celle-là, elle l’a dégoupillée, elle l'a lancée, elle l'a revendiquée, et en était très fière.
Mais les autres ? Elle était surtout un courrier pour la cause révolutionnaire,
et une farouche indépendantiste, exaltée comme on peut l’être à cet âge et en
ces temps si troubles… Qui ne l’était pas au lendemain de la guerre, après la
chute de l’Empire Nippon, et les promesses venues du Tonkin ?
Toujours est-il
que, d’un coup de maillet, ils en ont fait un exemple pour le peuple indigène, mais
surtout pour le Việt Minh. Et, finauds, ils ont contourné leur propre code de
loi pour arranger son exécution dès son 19e anniversaire, loin des
regards, sur cette île de l’archipel de Poulo-Condore, que les habitants
appellent Côn Sơn.
Côn Sơn. C’est la
prison la plus célèbre du pays, dit-on. Elle a été construite bien avant le temps de l'Indochine,
par le pouvoir impérial annamite, pour y bannir les indésirables. Dès 1862, l’administration
militaire de Cochinchine y installa une petite garnison, et reprit le bagne à
son compte, avec ses fameuses cages à tigre, reliquat de l’art subtil des
tortures lentes d’Extrême-Orient…
Võ Thị Sáu n’eut même
pas droit à ce traitement spécial. Non, on l’enferma dans les baraquements situés
en face du bureau pénitentiaire, pour y attendre son heure.
Ce matin, à l’aurore,
on la fit sortir sous bonne garde, puis on la conduisit à l’office pour y être baptisée.
Elle ne résista pas, mais je revois encore son visage impassible, insensible aux
incantations latines. Lorsque le prêtre lui demanda si elle éprouvait
quelque remord avant de périr, elle murmura des paroles de défiance, mais j’étais
trop loin pour en saisir le sens. Puis, vers 7 heures, elle fut escortée sur le
troisième champ de tir. Là, elle fit esclandre, refusa qu’on lui bande les yeux,
et se mit à chanter.
Enfin, le peloton
fit feu. Les balles claquèrent. Elle tomba face contre terre.
Plus tard, la mélopée
commença, parmi les prisonniers, et fut reprise par les villageois qui accompagnèrent
sa dépouille vers le cimetière.
Nào anh em ta
cùng nhau xông pha, lên đàng
Kiếm nguồn tươi
sáng.
Ta nguyện đồng
lòng điểm tô non sông
Từ nay ra sức anh
tài...
Elle y repose maintenant, enterrée sous un monticule sans identification, mais je soupçonne la population de vouloir y dresser une stèle. C’est un présage, un mauvais présage pour l’avenir de la colonie, et je ne peux que mépriser ces ordres ineptes qui ont conduit à cette mort-là. Inutile. Si futile…
dimanche 6 octobre 2013
Mare mensam
Collation matinale, devant l’océan.
La plage, tout comme le réfectoire, semble vide de tout occupant.
L'archipel est désert, en cette basse saison...
samedi 5 octobre 2013
Les cieux de Côn Sơn
D'un bout à l'autre de la piscine devant le bungalow, le ciel du matin côtoie celui de l’après-midi.
Teintes bleu-gris, vertes et ocres. Et l'horizon ?
mardi 17 septembre 2013
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