Quelle rencontre inégale, que celle de la pulpe des doigts, de la souplesse des phalanges et de la surface sinueuse de la paume avec la granulosité solide du minéral ! Le roc, qu'en a-t-il à faire de la douceur de l’épiderme, de l'élasticité des tendons, de la force des muscles ? Il lui est bien égal de voir ces mains chercher, hésiter, tâtonner, frotter, s’écorcher ! Il reste coi, simplement disponible au contact de ses appendices animés, et se laisse attraper, agripper, tirer, pour enfin permettre à l'en bas de devenir l'en haut.
vendredi 5 juillet 2013
jeudi 4 juillet 2013
Family business
Il est de
certaines photographies comme de
certains tableaux, en cela qu’elles semblent avoir été produites par l’œil et
la main d’un compositeur d’image. Marquée par une perspective, enclose dans un
espace, elle livre à l’observateur mille et un détails à percevoir, sur la
place et la pose des acteurs de la scène. Immobiles, certes, mais saisis dans
un écheveau de relations qu’il faut tenter d'appréhender pour échafauder l’histoire
racontée dans ce temps figé, soustrait au flux de l’action.
Là, dans cette
salle à manger, les voilà devant la cheminée, en une fin d’après midi d’été.
Ils sont tous membres d’une même famille, sur trois générations, et
entretiennent entre eux un réseau inextricable d’histoires…
Là, l’appareil
posé sur le manteau de cette cheminée, s’est fait oublier le temps d’une pose
décalée. L’obturateur a cliqueté, le capteur a enregistré l’image.
Regardons.
mercredi 3 juillet 2013
lundi 1 juillet 2013
Des vertes et des très mûres
Un soir de Juillet, dans cette vallée alpestre.
Le massif de la Verte s'allume sous les derniers feux du jour.
dimanche 30 juin 2013
Des deux côtés de la fenêtre
Se reflètent toujours ciel, forêts, sommets,
qui tiennent en ces carreaux.
Pour en être certain, lever les yeux :
Ciel, forêts, sommets,
Ce qu'on appelle la-haut.
vendredi 28 juin 2013
A l'orée des Alpes
Nous avons conquis la vallée !
Oui, cette fois, nous y sommes !
S'offrent à nous, enfin, ces adrets, ces ubacs, ces sommets, ces lacs, et toutes les herbes et fleurs et résineux !
Le chalet nous attendait, sis au flanc de sa montagne, avec sa froidure de granit et sa chaleur de vieux bois. Alors, faisant fi des conventions alpines, nous avons décidé de nous octroyer un séjour de marches lentes et plates, ici bas, près du torrent, pour mieux regarder toutes ces cimes qui jouent à cache-nuage...
mardi 25 juin 2013
Bambisme
Sur les terres d'antan, nous emmenons les enfants y voir toutes sortes d'animaux.
C'est la première fois que les filles pénètrent dans l'enceinte du Parc de la Tête d'Or, et la balade par delà la plaine, autour du lac, et du côté des manèges restera dans les mémoires.
Quant aux bêtes, elles se sont aussi bien prêtées au jeu.
mercredi 1 mai 2013
Une visite chez le luthier
Il y a, à Saigon, une rue un peu particulière, où se sont regroupés la plupart des luthiers de la ville. La parcourir dans une sens ou bien dans l'autre, et vous serez bien en peine de choisir dans quelle échoppe demander la mandoline de votre choix.
Alors, un peu au hasard, mais toujours avide de vernis et de cordes, vous ajustez vos doigts au manche si petit de l'instrument, et vous en demandez le prix.
Et, transaction faite, vous repartez avec, sous le bras, un nouvel outil musical pour faire souffrir quelque oreille...
dimanche 17 février 2013
L'écologie d'un parc : Trà Sư#1
On y arrive en véhicule à roues, mais il faut bien se rendre à l’évidence : pour pénétrer dans cette forêt-là, il faut embarquer sur un esquif et faire confiance au batelier. Lui seul connaît le chemin pour parvenir au cœur du parc, par delà les vastes prairies aquatiques et feuillues, et les canaux rectilignes qui s'entrecoupent et se perdent dans l'horizon des branches.
samedi 16 février 2013
Des écailles en pagaille
Visite du jour sur les planches d'une ferme piscicole, où nous sommes témoins du chaos primordial. Sous une trappe vivent et prolifèrent toutes sortes de poissons aux couleurs profondes.
Soudain, un éclat de couleur vive, et un éclaboussement.
Soudain, un éclat de couleur vive, et un éclaboussement.
Echouée
Cette embarcation tente peut-être de se fondre dans son environnement, au risque de se voir immobilisée par les jacinthes aquatiques.
vendredi 15 février 2013
Au sommet de Núi Sam
De là, on domine toute la plaine. Le lieu est désert,
abandonné depuis longtemps. Nul ne sait précisément ce qui a provoque sa ruine.
Il ne reste que ces escaliers de pierre et quelques maisonnettes à flanc de
coteau, avec, en son centre, un édifice plus imposant qui a dû servir de maison
communale.
Ou de temple, peut-être.
On peut monter, descendre, fouiller,
découvrir au hasard des degrés quelques portes entrouvertes, mais nul mobilier, nul objet personnel ne
vient faire obstacle à cette visite solitaire.
Ce qui retient l’attention, c’est, bien sûr, la vue, la vue
sur la plaine, et ses damiers de rizières parsemées d’arbres rangés, et ces
montagnes au loin, qui semble délimiter le cirque de cet observatoire.
En contrebas, c’est donc la campagne indochinoise, écrasée
de chaleur, mais si verte pourtant qu’on dirait du velours.
On redescendra plus
tard, lorsque le jour s’éteindra, et que ce village perdu sur cette cime
esseulée soupirera sous les plaintes des vents.
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Vietnam
mardi 12 février 2013
Plantage
Et, au fil de l'eau, les plantes prolifèrent : palmes, fruits, fleurs.
À sentir, à goûter, à toucher.
Mille formes, mille teintes.
Trois images...
À sentir, à goûter, à toucher.
Mille formes, mille teintes.
Trois images...
Sông Cần Thơ
Aurore sur la rivière. Départ en bateau depuis Cần Thơ, pour explorer les environs. Au loin, l’une des piles du pont à hauban perce le ciel, et le soleil vient s’y ficher dans son ascension. Peu d’embarcations à cette heure, mais le staccato des moteurs monte en puissance. L’air est frais, avec une pincée de sel. Le Mékong tient ses promesses, et ouvre un de ses bras, sur lequel nous naviguons à la découverte de la vie des habitants de l’eau.
dimanche 10 février 2013
samedi 9 février 2013
Chimneys of incense
Trois bâtonnets se consument, plantés dans un terreau, devant l'autel.
Lourd parfum. Silence, puis psalmodies.
mardi 1 janvier 2013
mardi 4 septembre 2012
Scieries en séries - La logeuse de la corniche
Huit pattes, donc, toujours huit pattes, pour s'agripper tranquille sur les caisses, les surfaces, les grilles, les poutres, les interstices et les rainures.
Huit pattes, et plus de toile.
Et plus de corniche, si lui nous a vus.
Déguerpissons, donc. Et plus vite, petites, plus vite !
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