dimanche 19 avril 2015

Ngồi xuống, làm ơn !

« Venez, venez ! Entrez ! Voici une pièce, aux murs décorés, au sol tapissé, illuminée, oui, mais les ombres y jouent aussi. Voyez, il y a là toutes sortes de sièges, des chaises, des tabourets, des fauteuils, de bois, de métal, recouverts de toile, de suédine, de cuir...
Le jeu est simple : choisissez l'assise qui vous sied, et amenez-la devant la chambre photographique. Disposez-la comme il vous convient, puis asseyez-vous, mettez-vous à l'aise. Je me charge du reste ! » 

samedi 18 avril 2015

Bảo Tàng Áo Dài

Il y a, au détour d'une route vicinale dans les faubourgs de la ville, un chemin sinueux qui se perd dans les rizières. À suivre ce chemin, on finit par franchir un portail de bois, massif, aux portes vieilles et lourdes. De l'autre côté du seuil, un parc, un étang, et quelques constructions, toutes à la gloire de l'architecture traditionnelle du pays. 
Le lieu a été construit par un mécène pour y accueillir et mettre à disposition du public une large collection de Áo Dài, que l'on peut découvrir au fil d'une promenade qui, d'un sentier à une maison de maître, à une galerie, vous plonge dans une atmosphère hors du temps. 
Bienvenus, donc, au musée de l'Áo Dài ! 

mardi 24 février 2015

Seaside views

Quelques jours à Mũi Né, où la famille prend quartier tour à tour dans plusieurs hôtels de la côte.  
Il y a d'abord le village de bungalows, jouxtant la plage, ombragé et fleuri. 
Il y a ensuite l'immense complexe construit à flanc de colline, avec piscine géante, centre œnologique et parcours de golf, qu'il faut traverser pour aller voir les vagues. 
Séjour riant sous un ciel toujours bleu.

jeudi 19 février 2015

Prises de Têt #17

La scène, éclairée par plusieurs sources, dévoile une pièce en deux actes.

Prises de Têt #16

Comme chaque année, 
Un repas de nouvel an bien arrosé.
Et des bobines 
Qui ont bonne mine !

mercredi 11 février 2015

Trên chuyền sơn

Le long les lignes de finition, les palettes avancent lentement, en infinie procession. Autour, s'activent les ouvrières, qui jouent magistralement au pistolet à peinture. 
Et, souvent, pour marquer la cloison, pour marquer le temps, elles inscrivent à l'enduit quelques mots fortuits : un message à passer, un pense-bête, peut-être. 
Un graffiti, une silhouette.
 

dimanche 8 février 2015

Un fantôme sans ménagement

Exploration urbaine, nouvel immeuble, pièces vides. 
On hante quelques instant l'endroit, pour y tester la mémoire neuve des murs...

dimanche 4 janvier 2015

Les reflets de Thanh Đa

Il y a, a quelques lieues de la maison, une île en forme de carafe, où l'on trouve de jolis parcs. C'est une destination appréciée des gens de la ville, qui profitent ainsi d'un coin de nature, et qui n’hésitent pas à porter de beaux atours pour se faire saisir le portrait.
Le lieu, il est vrai, s'y prête !

samedi 27 septembre 2014

L'usine des laps du temps

Tous les segments de ce film ont été tournés entre 2012 et 2014, au gré de la production des meubles, et de la disponibilité du photographe...

Un grand merci à Emmanuel Hubert pour le montage, le mixage et l’étalonnage !

dimanche 13 juillet 2014

La petite fille et la barrière

Je voudrais bien aller là-bas, oui. Mais je ne peux pas. Je n'ai pas le droit. Je reste confinée dans la maison, à regarder les gens du dehors, qui agitent la main lorsqu'ils me voient. Je ne réponds pas, mais j'aimerais bien franchir ma barrière, sauter par-dessus peut-être, et agiter à mon tour la main vers les gens du dehors. Mais si j'y suis, dehors, où seront-ils alors ?

River of orchids

Un dimanche fleuri, à flâner dans les les allées de cette ferme aux orchidées, sise dans la campagne en direction de Củ Chi.

dimanche 18 mai 2014

Taxi Rider

Sur la route de l’aéroport, la vue, par la fenêtre du taxi, est... instructive.

samedi 17 mai 2014

Au temple de l'aube#3

Figés, mais à l'expression facétieuse de qui fait semblant d’être immobile.

Au temple de l'aube#2

Porcelaine, faïence, céramique...
Toutes les surfaces sont incrustées d’éclats de couleur, où que l’œil pose son regard.

Au temple de l'aube#1

Ce séjour à Bangkok est bien trop court, mais nous avons tout de même le temps de pénétrer dans l'enceinte du Wat Arun Ratchawararam Ratchawaramahawihan, qui, avec ses tours décorées de faïence à la manière khmère, est l'un des temples les plus célèbres de la ville. 
Tour d'horizon, de la statuaire à la peinture et à l'architecture...

vendredi 16 mai 2014

Juxtapositions siamoises

Le tissu urbain de Bangkok change de motif abruptement. D'une esplanade desservie par un métro aérien où fourmillent boutiques de luxe et centres commerciaux, on se retrouve, au détour d'une allée, sur un sentier longeant de vieux immeubles décatis ou vivent de nombreuses familles pauvres. Plus loin, un canal charrie des ordures, pour disparaître sous des piles de béton supportant une autoroute. Au loin, le sommet des gratte-ciels scintille sous les feux du soleil.

jeudi 15 mai 2014

Au fil du chemin de fer

En regardant, d'un œil mi-clos, le paysage défiler. 
Forêts, rizières, forêts, rizières. Hameau.
La ville arrivera bientôt. 

Hua Hin, 2 minutes d'arrêt


Les histoires de train, ça commence souvent avec des jouets. 

Prenez le roi de Siam Phra Bat Somdet Phra Poramenthra Maha Mongkut Phra Chom Klao Chao Yu Hua, plus communément appelé Rama IV. Et bien, il tombe sous le charme d’un train miniature que lui offre la reine Victoria en 1856 pour le remercier de menus services échangés entre gens couronnés. Il se met donc à ruminer la chose ferroviaire, aidé en cela par un corps d’ingénieurs britanniques, qui aimerait par-dessus tout relier les mines de Birmanie avec les comptoirs que l'aristocratie anglaise contrôle en Chine. 
Cependant, les premiers projets font chou blanc, empêtrés dans des embrouillaminis de consortiums privés qui, plutôt que de vouloir poser ballast et rails, préfèrent empocher les royalties des concessions offertes par le gouvernement. Il faudra attendre 1893 pour voir l’achèvement de la première ligne de train du royaume, qui relie Hua Lamphong, au centre de Bangkok, à la petite ville de Paknam, à 21 kilomètres de là. C'est modeste, certes, mais c'est un début.

Une fois cette première étape – symbolique autant que technologique – franchie, le réseau se développe, d’abord vers le nord, à partir de 1896, pour désenclaver les riches provinces septentrionales, puis vers le sud, en 1901, pour tenter de rattacher la ligne méridionale embryonnaire  à celle qui se construit en Malaisie depuis l’état princier de Kuala Lumpur. (Notons d’ailleurs au passage que l’écartement des rails choisis pour ces premières lignes diffère déjà. Au nord, et plus tard à l’est, on se réfère à l’écartement standard, ou voie normale, de 1435mm de large, alors qu’au sud, il faut disposer les rails en voie métrique, de 1000mm de large, afin de pouvoir faire la liaison avec les réseaux naissants du sud de la péninsule siamoise. Comme de juste, ces premières lignes-là, bien qu’elles partent depuis Bangkok, prennent leur point de départ de part et d’autre du fleuve Chao Phraya, et ne peuvent donc pas être reliées entre elles. Point de conflits de bogie, donc !)

La province immédiatement au Sud de Bangkok, Phetchaburi, se retrouve ainsi reliée par le train dès le début du XXe siècle, mais il faudra attendre 1911 pour que la ville côtière de Hua Hin soit à son tour dotée d’une gare. Le bâtiment, d’abord construit en 1910, sera démoli, puis embelli en 1926 par la grâce de dotations royales. C’est que le roi Rama V – dont nous n'allons pas écrire ici le nom complet – et sa cour apprécient le climat de tranquillité de cette bourgade proche de la capitale siamoise, et décident d’y construire leurs palais d’été.

Ainsi, prendre un billet depuis Hua Hin jusqu’à Hua Lamphong, c’est retracer un segment historique de la conquête du rail en Thaïlande, et profiter de la berceuse commune à tous les voyages en train. Tatac tatac, tatac tatac, tatac tatac…

En voiture !

mercredi 14 mai 2014

Les boutiques du coin de la rue

À proximité, un marché a monté ses étals pour la nuit. On y vend, entre autres, toutes les machines de guerre en plastique, toutes les babioles orientalo-bouddhiques, tous les encens et huiles capiteuses, tous les zippos, toutes les lunettes de soleil, toutes les tongs et crocs et sandales et ceintures, tous les logos imprimés sur T-shirt, et, surtout, toutes les brochettes grillées, vaporisées, bouillies, frites, et les barquettes de riz et de nouilles parfumées et plein de bouteilles de Singha, de Chang, de Leo, de Thai Amarit Bangkok, de Kloster, et de Tiger. 
Ah, et du thé, aussi.