mardi 9 février 2016

Le long de l'avenue Trần Phú

Si les Français considérèrent, lors de la conquête indochinoise, le hameau appelé Nha Trang Hải môn comme capitale de facto de la province de Khánh Hòa, il fallut attendre tout de même 1937 pour que cette bourgade, dotée d'une commanderie, d'un bureau de poste, d'une chambre de commerce et de quelques marchés, devienne une ville à part entière. 
Par la suite, et sous les soubresauts de l'histoire de la seconde moitie du XXe siècle, Nha Trang vit son statut préfectoral changer au fil des découpages administratifs du pays, mais gagna une influence toujours plus importante sur les affaires maritimes de la moitié méridionale de la côte vietnamienne. Et, aujourd'hui, il suffit de se promener sur le front de mer pour constater l’attractivité de cette cité balnéaire, pourvue de toutes les enseignes hôtelières internationales.

dimanche 1 novembre 2015

jeudi 29 octobre 2015

Un satellite bien à nous

D’après le calendrier, elle était pleine il y a deux jours, et va progressivement perdre ses quartiers. Cette déperdition périphérique lui confère un aspect rugueux, granuleux. 
Regardons-la cette nuit, elle et ses océans de cratères profonds...

Cycles naturels

La lumière rasante de cette fin d’après-midi projette ses rayons sur le jardin. Toutes les plantes s'y abreuvent encore, avant de synthétiser de la matière à l’obscurité de la nuit prochaine. 

jeudi 8 octobre 2015

À l'atelier

Les bruits qui s’échappent de l'endroit sont de toutes natures et de toutes magnitudes. Si l'on tend l'oreille, et qu'on se rapproche un peu, on peut percevoir le cliquetis du ciseau et le murmure de la découpe du cuir et des tissus. Sur la même partition, dans une autre salle, soufflent et crachent les pistolets à peinture, couverts par le bruissement des bacs de filtration. Et, partout, le rythme est marqué par le martèlement pneumatique des clous, et du mitraillage des machines à coudre. Cette polyphonie de l'outillage de l'atelier résonne du soir au matin, dans ces faubourgs indéfinis de la plaine chinoise.

mardi 6 octobre 2015

Limitless sprawl

C'est une plaine urbaine, ou une ville étalée sans véritables limites, entre Shenzhen et Guangzhou, dans le bassin de la rivière des perles. On y trouve toutes sortes d'industries manufacturières groupés en parcs d'usines, entourés de quartiers résidentiels et commerciaux. Il n'y a ni centre, ni périphérie, mais un continuum de districts qui occupent toute la surface de cette province. 
Lieu étrange, semble-t-il hors sol.

mardi 4 août 2015

Au bleu profond du ciel

Les couleurs de Hội An sont, sous le soleil, si vives qu'elles éblouissent. Il y a ce jaune doré, ce rouge carmin, ce vert végétal, ces teintes sombres des bois brûlés, et toute la palette des stèles et des statues. 
Et puis, le soir venu, tout s'estompe d'un coup. Quelques lanternes réverbèrent les pigments diurnes, mais cela ne brille que peu.
Le ciel de la fin du jour alors prend le relais, et projette ses bleus crépusculaires avant de peindre tout en noir.

犬猿の仲

 - Oui, oui, c'est vrai, on a commencé la construction du pont lors d'une de mes années, affirma le chien.
 - Peut-être, peut-être, mais ce qui est sûr, c'est qu'il fut achevé lors d'une année en mon honneur !, intervint le singe.
 - Et alors ? Ne dit-on pas s'entendre comme chien et singe ? Pas étonnant qu'on soit tous les deux représentés, s'il on en croit les marchands japonais ! Ils disent même qu'on est là pour confirmer le fait que les Tennō, eh bien, ils naissent toujours pendant une année à toi, ou une année à moi, c'est bien la preuve qu'on est importants !, reprit le chien.
 - N’empêche, on est bien à couvert, ici, et puisqu'on nous considère comme sacrés par les gens du cru, on en profite bien, hein ?, s'exclama le singe.
Et l'un comme l'autre, à chaque extrémité du pont, s'amusa de la candeur des passants qui ne leur prêtaient pas plus attention...

Ngũ Hành Sơn

Si elles sont cinq, ce n'est certainement pas par hasard. 
Chacune d'entre elles est l’émanation divine d'un élément constitutif de l'univers : d'abord le métal (et, par là, pas n'importe lequel, puisque l'or est le plus noble d'entre eux), puis le bois, l'eau, le feu, et, enfin, la terre. 
Cinq piliers, cinq montagnes symbolisant le cosmos. 
Et, à l’intérieur de l'une d'entre elles, Thủy Sơn, tout un réseau de grottes à la manière d'un organisme minéral, dans lequel puiser la force spirituelle de la nature tout entière.
Et ce n'est pas moi qui le dit, hein, c'est l'empereur Gia Long lui-même ! 

lundi 3 août 2015

Bảo tàng Nghệ thuật điêu khắc Chăm Đà Nẵng

Ouvert pour la première fois au public en 1919, le Musée Henri Parmentier se proposait d'offrir un toit pour abriter toutes les sculptures de la civilisation disparue des Chams récoltées au fil des campagnes archéologiques menées pendant les vingt années précédentes. Par la suite, et devant l'augmentation du nombre d'artefacts découverts tant dans les environs que dans des provinces plus lointaines, le lieu s'agrandit au fur et à mesure, d'abord dans les années 1930, puis au tournant du nouveau siècle, ajoutant ici une galerie, là un étage supplémentaire, là encore, un pavillon jouxtant le corps principal. 
Au final, le musée, qui exhibe, archive, restaure et préserve des objets venus de Mỹ Sơn, Trà Kiệu, Đồng Dương, Tháp Mẫm, Quang Tri, Quảng Ngãi, Bình Định et Kon Tum, est à présent considéré comme le plus riche établissement d'art Cham, et accueille chaque année une foule toujours plus nombreuse.

dimanche 2 août 2015

La cité de l'estuaire

L'ancienne ville portuaire que les Français, du temps de l'Indochine, appelaient Tourane, s'est remarquablement développée depuis ce début de troisième millénaire. D'aucuns prétendent même qu'il s'agit de la ville la plus dynamique du pays, et, a la contempler depuis ce parapet, on ne peut que souscrire à cet argument-là.  De nombreux ponts traversent dorénavant le fleuve Hàn, et les limites urbaines ne cessent de reculer, tant au nord, vers le col de Hải Vân, que vers le sud et la province de Quảng Nam. 
Profitons donc de ce panorama sur Đà Nẵng et ses mille feux nocturnes.

samedi 1 août 2015

High Profile

Jeu de miroirs déformants, surplombant la ville.

Observation deck

C'est un secret de polichinelle parmi les amateurs de gratte ciels, mais sachez tout de même que la vue la plus spectaculaire sur la ville - après, bien sûr, celle du Pic Victoria - peut s'observer depuis la mi-hauteur de Central Plaza, à Wanchai. 
Entrez dans l'immense vestibule de la tour, depuis la coursive d'Immigration Tower ou des portes à tambours de Harbor Road, montez par les escaliers roulants sur la mezzanine, puis dirigez vous vers les ascenseurs. Prenez ceux qui accèdent à la partie la plus haute du bâtiment - ils s’arrêtent tous au 46ème - et sortez. Tadaaa !
Vous pouvez faire le tour complet de l’étage, et apercevoir, tour à tour, le Pic et le Mont Cameron, Happy Valley, North Point, toute la baie de Hong Kong et de Kowloon, et, surtout, Tsim Sha Tsui et Central.

vendredi 31 juillet 2015

Victorian dusk

Soleil couchant sur le port.
Depuis Tsim Sha Tsui, toujours, en sortant débarquant du Star Ferry.
Une nuit s'annonce de nouveau, lumineuse.

jeudi 30 juillet 2015

Trois choses que j'aime

Derniers regards sur Macao, avant de repartir sur Hong Kong.
Je garderai le souvenir des azulejos, des tomettes, et des vieux bâtiments coloniaux, témoins d'une époque belle et bien révolue.

La banlieue de Coloane

Se souvenir de cette chaussée construite sur les eaux, qui reliait les îles de Taipa et Coloane, il y a longtemps... On s'y promenait pour sentir les embruns et profiter du vent. 
Le lieu se nomme Cotai maintenant. Et, pour loger toute les petites mains de l'industrie du jeu locale, il a bien fallu y édifier de nombreuses habitations. Dont acte.

Au 1/3

Baste ! Ce n'est pas tous les jours que l'on tombe sur un chantier de construction pareil ! Voici donc une nouvelle réplique de la Tour Eiffel, trente pour cent plus petite certes, mais elle en impose déjà. Ironiquement, le bâtiment qui s’érige derrière fait curieusement penser à l'ancien palais du Trocadéro, démoli justement parce qu'il jurait avec les lignes élancées de la dame de fer...

A peregrinação das três igrejas

Depuis le Largo do Senado, à votre droite, continuez tout droit. À main droite, prosternez-vous devant la Santa Casa da Misericórdia. Une ou deux génuflexions suffisent, mais il ne faut pas tenter le diable. Poursuivez votre route, toujours tout droit et un peu sur la gauche. Vous apercevrez alors la Igreja de São Domingos où vous pénétrerez pour y faire aumône. N’hésitez pas à vous défaire de vos fardeaux les plus pesants. Le cœur - et la bourse - plus légers, sortez à gauche, puis prenez encore la première à gauche. Continuez tout droit, ne vous inquiétez pas si la voie se rétrécit à mesure... Enfin, vous apercevrez de larges escaliers. Empruntez-les, humblement, lentement, et, devant la Igreja da Madre de Deus, ou plutôt devant ce qu'il en reste, et que l'on appelle maintenant Ruínas de São Paulo, allongez-vous, face contre terre, et faites pénitence. 

Des deux côtés du miroir

C'est une évidence, les architectes d’intérieurs n'ont pas lésiné sur les moyens pour séduire et impressionner la clientèle. 
Aussi, une promenade à travers les parties communes de tous ces nouveaux casinos offre un spectacle éblouissant. 
Cependant, on ne peut s’empêcher de trouver tout cela factice : peut-être, d'ailleurs, est-ce là le but recherché...