Cette troisième composition est une récupération d'un travail plus ancien, mais pourquoi donc ne pas en profiter ?
Recyclons, renouvelons !
mardi 26 avril 2016
100's : Prolégomènes
Et puisque les règles sont posées, eh bien, poursuivons le jeu :
D'un élément apparaissant dans l’environnement immédiat, tentons d'en saisir cent occurrences, puis, à partir de cette matière photographique, réorganisons-la à notre guise pour aboutir à une image et une seule - un collage, une mosaïque.
Et, pour épicer la partie, fixons, pour chacun des tableaux ainsi composés, une contrainte, formelle, temporelle, ou géographique.
Il y en a une centaine à faire, si le temps nous le permet...
lundi 25 avril 2016
Old Peak Road
Les voies deviennent de plus en plus sinueuses à mesure que l'on progresse, et la pente plus raide. Sur Conduit et Hornsey Roads, la marche est souvent interrompue par ces portails cloisonnants les résidences les plus huppées de l’île. Un peu plus haut, enfin, le chemin devient piéton et, aussi, plus escarpé encore. C'est la vieille route du Pic, qui, sous les pluies de la mousson, se révèle plus ardue qu'à l’accoutumée.
Qu'importe, montons, on verra les nuages d'un peu plus près !
dimanche 13 mars 2016
Une compilation à Chợ Lớn
Cette idée-là me trottait dans la tête
depuis si longtemps...
Et,
toujours lors de mes visites dans ce marché, à regarder ces tableaux de bois
peints du nom des étals, et voyant la foule des clients, visiteurs, et des portefaix encombrer les allées si étroites, je me disais - à raison - que la tâche était
impossible.
Comment,
en effet, installer un escabeau dans ces travées-là, au beau milieu d'un trafic
incessant, et demander, discrètement, innocemment, la possibilité de
photographier ces panneaux mal éclairés ? Non, décidément, cela relevait du
fantasme.
Jusqu’à
ce que... Jusqu’à ce que mon petit frère, venu me voir à Saigon pour les fêtes
du nouvel-an vietnamien, me dise ingénument : « Suis allé voir le marché Bến
Thành, et bien, c'est moins intéressant ces jours-ci. Tout ferme, on ne peut même
pas y faire emplette ! »
Là
fut le déclic ! Mais bien sûr ! L'interruption du Têt ! Le seul moment dans
l’année où tout s’arrête, et où ce marché-là, de ruche, devient désert.
Dont acte et visite immédiate de Bình Tây. Stupeur
! L'endroit est encore accessible, me dit-on, et la lumière, parfois, encore allumée,
aujourd'hui et demain matin. Après, on ferme pour la semaine.
Ni une, ni deux, cherchons un point
d'appui, n'importe quoi qui puisse nous donner de la hauteur. Oh, mais les marchands,
là, ont abandonné leur haut tabouret sans attache ! Trimbalons-le, alors, dans
toutes les travées, du rez-de-chaussée à l’étage, et prenons en photo, enfin,
ces enseignes si convoitées !
dimanche 14 février 2016
samedi 13 février 2016
vendredi 12 février 2016
Au large !
Voilà une bien étrange marina, située un peu au sud de la ville.
Y mouillent toutes sortes d’embarcations, du canot au trois-mâts, et, allant et venant au dessus des eaux, un télécabine bien au sec (qui, dans ce cas de figure, n'est donc pas une remontée mécanique... Un plan mécanique peut-être ?).
Les îles sont ainsi accessibles, et la baie accueille ainsi plongeurs, baigneurs, golfeurs, parachutistes, véliplanchistes, surfeurs, et, bien sûr, tous les enfants joueurs !
jeudi 11 février 2016
Nhà thờ chính tòa Kitô Vua
Ah, ces missionnaires alors !
Il faut toujours que, sitôt débarqués quelque part où il y a un semblant de monde, ils se mettent à découper le paysage pour en faire des paroisses. Et, pour bien marquer le coup, ils font appel à toutes les ouailles fraîchement converties des alentours afin d’ériger - si possible au sommet d'une butte ou d'une colline - une église à la gloire du Seigneur.
À Nha Trang, ça n'a pas raté : dès 1928, on pose la première pierre de la cathédrale, que l'on veut ériger en style néo-gothique. Alors on maçonne, on édifie, on sculpte, on passe commande de vitraux, de cierges, de tabernacles, et, à la pâque 1930, on consacre le tout.
Ce sera la Cathédrale du Christ-Roi, mère du diocèse de la cité.
mardi 9 février 2016
Le long de l'avenue Trần Phú
Si les Français considérèrent, lors de la conquête indochinoise, le hameau appelé Nha Trang Hải môn comme capitale de facto de la province de Khánh Hòa, il fallut attendre tout de même 1937 pour que cette bourgade, dotée d'une commanderie, d'un bureau de poste, d'une chambre de commerce et de quelques marchés, devienne une ville à part entière.
Par la suite, et sous les soubresauts de l'histoire de la seconde moitie du XXe siècle, Nha Trang vit son statut préfectoral changer au fil des découpages administratifs du pays, mais gagna une influence toujours plus importante sur les affaires maritimes de la moitié méridionale de la côte vietnamienne. Et, aujourd'hui, il suffit de se promener sur le front de mer pour constater l’attractivité de cette cité balnéaire, pourvue de toutes les enseignes hôtelières internationales.
vendredi 1 janvier 2016
dimanche 1 novembre 2015
jeudi 29 octobre 2015
Un satellite bien à nous
D’après le calendrier, elle était pleine il y a deux jours, et va progressivement perdre ses quartiers. Cette déperdition périphérique lui confère un aspect rugueux, granuleux.
Regardons-la cette nuit, elle et ses océans de cratères profonds...
Cycles naturels
La lumière rasante de cette fin d’après-midi projette ses rayons sur le jardin. Toutes les plantes s'y abreuvent encore, avant de synthétiser de la matière à l’obscurité de la nuit prochaine.
jeudi 8 octobre 2015
À l'atelier
Les bruits qui s’échappent de l'endroit sont de toutes natures et de toutes magnitudes. Si l'on tend l'oreille, et qu'on se rapproche un peu, on peut percevoir le cliquetis du ciseau et le murmure de la découpe du cuir et des tissus. Sur la même partition, dans une autre salle, soufflent et crachent les pistolets à peinture, couverts par le bruissement des bacs de filtration. Et, partout, le rythme est marqué par le martèlement pneumatique des clous, et du mitraillage des machines à coudre. Cette polyphonie de l'outillage de l'atelier résonne du soir au matin, dans ces faubourgs indéfinis de la plaine chinoise.
Libellés :
Chine,
Compophoto,
Dongguan,
Péripéties,
Scieries en séries
mardi 6 octobre 2015
Limitless sprawl
C'est une plaine urbaine, ou une ville étalée sans véritables limites, entre Shenzhen et Guangzhou, dans le bassin de la rivière des perles. On y trouve toutes sortes d'industries manufacturières groupés en parcs d'usines, entourés de quartiers résidentiels et commerciaux. Il n'y a ni centre, ni périphérie, mais un continuum de districts qui occupent toute la surface de cette province.
Lieu étrange, semble-t-il hors sol.
mardi 4 août 2015
Au bleu profond du ciel
Les couleurs de Hội An sont, sous le soleil, si vives qu'elles éblouissent. Il y a ce jaune doré, ce rouge carmin, ce vert végétal, ces teintes sombres des bois brûlés, et toute la palette des stèles et des statues.
Et puis, le soir venu, tout s'estompe d'un coup. Quelques lanternes réverbèrent les pigments diurnes, mais cela ne brille que peu.
Le ciel de la fin du jour alors prend le relais, et projette ses bleus crépusculaires avant de peindre tout en noir.
Le ciel de la fin du jour alors prend le relais, et projette ses bleus crépusculaires avant de peindre tout en noir.
犬猿の仲
- Oui, oui, c'est vrai, on a commencé la construction du pont lors d'une de mes années, affirma le chien.
- Peut-être, peut-être, mais ce qui est sûr, c'est qu'il fut achevé lors d'une année en mon honneur !, intervint le singe.
- Et alors ? Ne dit-on pas s'entendre comme chien et singe ? Pas étonnant qu'on soit tous les deux représentés, s'il on en croit les marchands japonais ! Ils disent même qu'on est là pour confirmer le fait que les Tennō, eh bien, ils naissent toujours pendant une année à toi, ou une année à moi, c'est bien la preuve qu'on est importants !, reprit le chien.
- N’empêche, on est bien à couvert, ici, et puisqu'on nous considère comme sacrés par les gens du cru, on en profite bien, hein ?, s'exclama le singe.
Et l'un comme l'autre, à chaque extrémité du pont, s'amusa de la candeur des passants qui ne leur prêtaient pas plus attention...
Ngũ Hành Sơn
Si elles sont cinq, ce n'est certainement pas par hasard.
Chacune d'entre elles est l’émanation divine d'un élément constitutif de l'univers : d'abord le métal (et, par là, pas n'importe lequel, puisque l'or est le plus noble d'entre eux), puis le bois, l'eau, le feu, et, enfin, la terre.
Cinq piliers, cinq montagnes symbolisant le cosmos.
Et, à l’intérieur de l'une d'entre elles, Thủy Sơn, tout un réseau de grottes à la manière d'un organisme minéral, dans lequel puiser la force spirituelle de la nature tout entière.
Et ce n'est pas moi qui le dit, hein, c'est l'empereur Gia Long lui-même !
Et ce n'est pas moi qui le dit, hein, c'est l'empereur Gia Long lui-même !
lundi 3 août 2015
Bảo tàng Nghệ thuật điêu khắc Chăm Đà Nẵng
Ouvert pour la première fois au public en 1919, le Musée Henri Parmentier se proposait d'offrir un toit pour abriter toutes les sculptures de la civilisation disparue des Chams récoltées au fil des campagnes archéologiques menées pendant les vingt années précédentes. Par la suite, et devant l'augmentation du nombre d'artefacts découverts tant dans les environs que dans des provinces plus lointaines, le lieu s'agrandit au fur et à mesure, d'abord dans les années 1930, puis au tournant du nouveau siècle, ajoutant ici une galerie, là un étage supplémentaire, là encore, un pavillon jouxtant le corps principal.
Au final, le musée, qui exhibe, archive, restaure et préserve des objets venus de Mỹ Sơn, Trà Kiệu, Đồng Dương, Tháp Mẫm, Quang Tri, Quảng
Ngãi, Bình Định et Kon Tum, est à présent considéré comme le plus riche établissement d'art Cham, et accueille chaque année une foule toujours plus nombreuse.
dimanche 2 août 2015
La cité de l'estuaire
L'ancienne ville portuaire que les Français, du temps de l'Indochine, appelaient Tourane, s'est remarquablement développée depuis ce début de troisième millénaire. D'aucuns prétendent même qu'il s'agit de la ville la plus dynamique du pays, et, a la contempler depuis ce parapet, on ne peut que souscrire à cet argument-là. De nombreux ponts traversent dorénavant le fleuve Hàn, et les limites urbaines ne cessent de reculer, tant au nord, vers le col de Hải Vân, que vers le sud et la province de Quảng Nam.
Profitons donc de ce panorama sur Đà Nẵng et ses mille feux nocturnes.
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