Il n'y a pas loin de la couche à l'atelier.
vendredi 5 octobre 2007
Si loin, si proche
Il n'y a pas loin de la couche à l'atelier.
mercredi 3 octobre 2007
lundi 1 octobre 2007
Kami no ?
Il a le mérite de ne pas se mentir : il n'est pas esthétique, mais sa réalite ne manque pas de faire surgir du beau, encore faut-il cadrer le propos. C'est tout ce Japon dont on n'est pas trop fier. Celui des pratiques obscures qui veulent à tout prix défigurer le paysage, ce paysage dont on loue, pourtant, l'intrinsèque naturel. Mais de nature, que subsumée de culture, à savoir : des jardins, des champs, des routes, du béton. Cela frappe toujours, ce double discours qui fait de la terre nippone une terre inhospitalière qu'il faut domestiquer, et que les moyens de domestication rendent encore plus inhospitalière. C'est le drame, peut-être, d'une lourde machine qui ne peut s'arrêter, dont l'inertie apparaît toutefois de maniére aussi évidente.
samedi 22 septembre 2007
vendredi 21 septembre 2007
Semis
Drôle d'espace, sans zones, sans repères. On y roule dans une direction puis une autre. On se lasse aussi, parce que de cet imbriglio ne surgissent point de surprises. Un amas dilué qu'on voudrait bien quitter.
Un peu de franchise quoi ! Qu'on se sente campagnard !
Un peu de franchise quoi ! Qu'on se sente campagnard !
samedi 15 septembre 2007
De la proxemie a grande vitesse
Phrase peu claire. Mon propos non plus, rassurez-vous.
Enfin.
Balade à vélo, aujourd'hui, de la maison, sise non loin de la rivière Ibaraki, vers les montagnes alentour. On s'éloigne du centre de cette petite ville banlieusarde, en suivant les berges qui, de loin en loin, serpentent dans les rizières. Etrange de voir ces champs de verdure s'étendre entre les usines et les maisons. (J'y reviendrai.)
Et puis, sans crier gare, voici l'autoroute. Et voila, donc, que je m'interroge.
C'est que, dans le champs proxémique, la voiture fait figure d'espace clos, exclusif. Ou plutôt, si inclusif qu'il supprime toute considération sur l'environnement immédiatement extérieur à lui. De là, peut-être, le comportement bizarre de l'automobiliste, prêt à commenter ou vitupérer sur ce qui lui est directement proche, et pourtant si loin, puisque d'intéraction il n'y a pas. Ou si peu : visuelle, gestuelle. (Interne, en somme, à l'habitacle.)

Et là, l'autoroute japonaise marque le pas. Déjà qu'une voiture n'invite pas à saisir le monde extérieur, mais ici, le monde est réduit aux murs qui l'isolent. Point de paysage à observer, juste un couloir de bitume à suivre. Réduction proxémique encore. On regarde devant soi. On se tait. On peut, à la rigueur, imaginer s'envoler ailleurs. Mais il vaut mieux connaître la destination.
Enfin.
Balade à vélo, aujourd'hui, de la maison, sise non loin de la rivière Ibaraki, vers les montagnes alentour. On s'éloigne du centre de cette petite ville banlieusarde, en suivant les berges qui, de loin en loin, serpentent dans les rizières. Etrange de voir ces champs de verdure s'étendre entre les usines et les maisons. (J'y reviendrai.)
Et puis, sans crier gare, voici l'autoroute. Et voila, donc, que je m'interroge.
C'est que, dans le champs proxémique, la voiture fait figure d'espace clos, exclusif. Ou plutôt, si inclusif qu'il supprime toute considération sur l'environnement immédiatement extérieur à lui. De là, peut-être, le comportement bizarre de l'automobiliste, prêt à commenter ou vitupérer sur ce qui lui est directement proche, et pourtant si loin, puisque d'intéraction il n'y a pas. Ou si peu : visuelle, gestuelle. (Interne, en somme, à l'habitacle.)
Et là, l'autoroute japonaise marque le pas. Déjà qu'une voiture n'invite pas à saisir le monde extérieur, mais ici, le monde est réduit aux murs qui l'isolent. Point de paysage à observer, juste un couloir de bitume à suivre. Réduction proxémique encore. On regarde devant soi. On se tait. On peut, à la rigueur, imaginer s'envoler ailleurs. Mais il vaut mieux connaître la destination.
mercredi 12 septembre 2007
Ponts et merveilles
vendredi 7 septembre 2007
dimanche 2 septembre 2007
jeudi 16 août 2007
Baise en stade ?
Koshien. Encore sous le soleil. J'y rencontre J. . Drôle de gars, J. . Il vient du froid, lui. Mais on brise la glace assez vite, sous les huées d'un public averti.Ah, le baseball au Japon.
Surtout celui-là, celui des lycéens pour qui tout est permis. On ne comprend pas trop, ni lui, ni moi, l'enjeu de la partie. Mais on frémit tout de même, lors de la course effrénée d'un jeune homme pour qui la première base est tout ce qui importe. On court. On batte. On entend ça et lè les cris des jeunes vendeurs qui parcourent les tribunes, qui de la bière, qui des bento, qui du thé vert, qui du café. On disserte aussi sur ce Japon qui, pour cette fois, semble détendu, presque bon enfant. On amalgame un peu tout, sous ce soleil : la société policée, la police sociale, le poli vernissé, le vernis qui se craquèle sous les coups de butoir de la précarité, l'ambiance qui n'en est pas une, la une qui n'intéresse personne... De quoi s'étendre peut-être, mais point ici, dans le stade de Koshien.

mardi 14 août 2007
Sébille en tête
Hiératiques, oui, bien sûr, parce qu'on a affaire au statufié. Mais le voilà saisi dans le champs, ou parfois hors-champs. Enfin. Il se couvre le chef, lui, au moins. Il a cette chance là, et cela lui sied bien, en ces jours de grande chaleur.
Quand à l'autre, je le plains. Il doit suer à grosses gouttes, gouttes de bronze, à coup sûr. Pour ma part, je ne fais pas long feu. J'ai une douche à prendre.

Quand à l'autre, je le plains. Il doit suer à grosses gouttes, gouttes de bronze, à coup sûr. Pour ma part, je ne fais pas long feu. J'ai une douche à prendre.
dimanche 12 août 2007
vendredi 10 août 2007
Nagata motto higashi
On s'interroge jour après jour sur les vertus apaisantes des transports publics nippons. C'est que l'on s'y repose, peut-être mieux ou davantage que chez soi, entre deux veilles où l'on s'active, ou, du moins, où l'on doit faire, aller, venir, vivre de ses sens une partie du jour. C'est sur la route souterraine, encore, de Nagata, à l'est de la ville. Le matin, et il fait déjà si chaud. Matois, je me demande comment faire ce cliché. Baste !, et le voilà dans ma boîte. Cette femme à gauche ne semble pas voir la vie d'en face. Elle me fait un peu peur. Je suis touché.
jeudi 9 août 2007
mardi 7 août 2007
Du visage saisi sur le pont éclairé
C'est un gros chantier, alors que tout autour se presse la foule, ininterrompue, des badauds de Dottombori. On surveille alors, circonspect, son bout de palissade.
Tandis que l'on s'évertue à trouver son cadre, pour saisir d'un coup ces billboards gigantesques, pointe un visage, hilare, qui se demande bien ce qu'un gaijin accroupi fait ici.
samedi 4 août 2007
jeudi 2 août 2007
American sea side

Kobe, son port, ses ferry, ses îles bizarres surgies du fond des mers. Kobe, son histoire meurtrie et sa glorieuse reconstruction. Kobe, que l'on visite trop vite peut-être, en un jour où le temps ne sait pas choisir entre nuages et bleus.
On y garde cela : Meriken park et son morceau de quai tordu, reliquat du tremblement de terre Hanshin dont on ne veut manifestement plus se rappeler que la période qui suivit, toute de bravoure, de courage, de moyens colossaux pour reconstruire - en mieux - cette terre secouée. Nankin-Machi, petit quartier où survit péniblement l'illusion d'être un China-Town, Tsing-Tao et Bao-zi partout, autour d'un square au mignon kiosque chinoisé. Sannomiya, carrefour des trains et des filles en goguettes, qui se vengent bien de n'être pas à Shibuya par amour du Kansai. Kitano et sa pente douce, d'où l'on aperçoit la baie, la-bas, par-delà les buildings toujours neufs du centre administratif.
Enfin, Kobe et les gens qui y vivent encore, avec qui on s'en va boire une bière ou deux, avant, penauds, de s'en retourner à Osaka Umeda.
mercredi 1 août 2007
Cadence portuaire
En tout état de cause, il y a deux manières de parcourir la ville. D'abord, c'est la dictée de la carte : on y voit de larges traits, assez rectilignes, qui coupent l'espace de part en part. On sait que l'on peut emprunter ces voies-là, artères principales d'où s'écoulent d'habitude tous les trafics, les métros, les bus. Et puis, pour prendre les chemins de traverse, il faut s'engager dans le hors-carte, s'aventurer au jugé dans des lacis de ruelles dont on ne sait pas vraiment quand ou comment en sortir. On va de surprise en surprise lorsque, au détour d'une venelle, on tombe sur un canal, une usine, une ruine, que sais-je, de ces choses urbaines particulières et charmantes.
En tout cas, la ville d'Osaka propose tout cela, et plus encore. C'est, de l'immeuble proche de la Sennichimae, une promenade vers le port. Les gratte-ciels de Bentencho font office de boussole, mais on voudrait quand même se perdre un peu, et l'on y parvient d'ailleurs, parce qu'on ne sait jamais où traverser ces chenaux qui parsèment le sud de la ville. On passe donc Taicho, et puis on finit, un peu claudiquant, par fouiller les entrepôts d'Osakako.
On rentrera par le drôle de train qui s'en va, via Cosmosquare, vers Tennoji et Namba.
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