samedi 23 octobre 2010
Hôm nay có cưới #1
dimanche 10 octobre 2010
Victoria Peak
Visions toujours étranges,
Prescience,
Divination,
Détour vers le futur,
Ville nouvelle,
Entassement de ce qui sera peut-être.
Bref, les rendus, c'est rigolo !
Prescience,
Divination,
Détour vers le futur,
Ville nouvelle,
Entassement de ce qui sera peut-être.
Bref, les rendus, c'est rigolo !
lundi 20 septembre 2010
lundi 6 septembre 2010
mardi 31 août 2010
Ramasser les morceaux
Ces ouvertures sur la lumière du jour sont toujours obscurcies. il y a là le plomb des joints, et les verres colorés, qui composent l'image vue depuis l'intérieur du lieu.Dans le cas des sites montagneux, on illustre les hauts faits, que menace ou récompense la divinité.
Et, pour les marins, on s'abstient ; on représente seulement les teintes aigue-marine des fonds perdus aux disparus des eaux, et les vermillons des sacrifices réguliers.
A croire peut-être que Poséidon n'a plus sa place sur les dessus du ciel.
Et que s'il neige, il faut tenter l'ascension.
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samedi 21 août 2010
En descendant les vallées marocaines
Quand on est petit, et que l'on retourne tous les étés dans le chalet, on se surprend toujours à se faire peur. Surtout à l'étage, là ou toutes les chambres communiquent sur un même couloir, sinueux et plein d'angles, de perspectives fuyantes et de salles d'eaux gargouillantes aux heures les plus noires. Un couloir vraiment bizarre, tantôt large, tantôt étroit. Avec plein de portes toutes pareilles.
Et les Chambres ? Même.
Que les grandes personnes les aient apprivoisées au nom des couleurs de nos crayons ne change rien. La première, toujours, c'est la chambre Rouge, à droite, qui recelle tout autant de trésors que de périls. La Verte, en face, contre les toilettes, abrite toutes sortes de placards profonds, au son desquels nul ne peut dormir. Au milieu du couloir, la chambre des parents, la Bleue, que l'on ne connaît que par intermittence, au mitan de l'après-midi, pour poser un pied sur le balcon périlleux. Au bout, la Jaune, pour les grands. Autant dire, pas pour nous, ou seulement des fois, quand ça rit trop fort et qu'il y a du monde.
La dernière, c'est une autre Rouge, aux fenêtres sans volets, si lumineuse que seuls les cousins montagnards osent y ronfler sans crainte de la vue sur les sommets tout blancs. Nous, donc, c'est la Rouge, la première, celle qui donne sur le bouleau du jardin et sur les champs du village. On se dispute chaque fois les deux lits, un moment, juste pour dire, et puis je prends celui à côté de la porte, pour être sûr d'entendre les bruits du couloir, qu'on devine toutes ces nuits de vacances, là, dans ce grand chalet.
Et les Chambres ? Même.
Que les grandes personnes les aient apprivoisées au nom des couleurs de nos crayons ne change rien. La première, toujours, c'est la chambre Rouge, à droite, qui recelle tout autant de trésors que de périls. La Verte, en face, contre les toilettes, abrite toutes sortes de placards profonds, au son desquels nul ne peut dormir. Au milieu du couloir, la chambre des parents, la Bleue, que l'on ne connaît que par intermittence, au mitan de l'après-midi, pour poser un pied sur le balcon périlleux. Au bout, la Jaune, pour les grands. Autant dire, pas pour nous, ou seulement des fois, quand ça rit trop fort et qu'il y a du monde.
La dernière, c'est une autre Rouge, aux fenêtres sans volets, si lumineuse que seuls les cousins montagnards osent y ronfler sans crainte de la vue sur les sommets tout blancs. Nous, donc, c'est la Rouge, la première, celle qui donne sur le bouleau du jardin et sur les champs du village. On se dispute chaque fois les deux lits, un moment, juste pour dire, et puis je prends celui à côté de la porte, pour être sûr d'entendre les bruits du couloir, qu'on devine toutes ces nuits de vacances, là, dans ce grand chalet.
Pour autant, si le premier étage fourmille de récits d'épouvante et d'histoires secrètes, l'escalier de bois qui descend au rez de chaussée affiche, tout contre sa volée, un vieux poster un peu jauni, un peu corné. On lit, tous les matins, le titre épais et gras des "Fleurs de nos Montagnes" et on regarde, toujours distraitement, les quelques photos colorées, en ignorant toujours le nom de ces fleurs-là.Là est la frontière, d'un étage à l'autre, des nuits agitées aux activités du bas, aux repas, aux jeux et aux balades.
samedi 14 août 2010
Dédicace à M. Dubos
C’est un porche sur la rue des deux soeurs Trung, Un porche remarquable, surtout grâce à sa tourette au toit de tuiles vernies, que les pluies de la mousson font tambouriner sans relâche. Il est possible de le franchir, ce porche, mais il faut montrer patte blanche : c’est que, derrière, se dressent en « U » les bâtiments de M. Dubos, les bâtiments de la Raffinerie. Trois corps, dont deux de plain pied et, à main gauche, celui de l’office qui surplombe l’ensemble de ses deux étages.
On peut trouver tous les jours M. Dubos devant, la veste déjà retirée à l’heure matinale de l’appel des ouvrières autochtones. Il a encore le geste vif, le regard aiguisé ; potron minet, ce n’est pas encore le temps des premières pipes ; chacun a encore le geste sûr et rapide. Ce n’est que bien plus tard dans la journée que les êtres, travailleurs et administrateurs, tous mélangés, manifesteront leur hébétude, en de lents gestes sans objet, et en prostrations hagardes.On en est pas encore là, à l’aube. L’aube, c’est le déchargement des ballots de pavot, et c’est pour cela que M. Dubos est devant les offices. Il veut voir ce que les Chinois Wang Tay – qui ont toujours la main-mise sur le trafic venant du Yunnan – vont lui proposer. A l’aune de ce que les Anglais lui achèteront, il a déjà une idée des négociations à venir. Cela risque d’être houleux, maintenant que le Conseil Colonial a pris la décision de taxer les échanges entre les régions septentrionales au Tonkin et les ports de la Cochinchine. Mais il n’en a cure, car il sait que tout lui sera vendu, et qu’à son tour il vendra tout. Il est le maître ici, désormais, et les Chinois du Bazar de Cholon le savent bien. Pour autant, le jeu de cette intoxication voulue et encouragée ne lui plaît guère ; à quoi bon faire du négoce, si c’est pour abêtir ceux avec qui l’on traite ? La perfide Albion l’a bien compris, peut-être même trop, et elle en abuse. Fière de sa couronne, d’accord, mais fière aussi de ses trafics ? On peut en douter, songe M. Dubos, alors que les charrettes font halte dans la cour.
On palabre un temps, maintenant que la pluie a cessé. On va bientôt rentrer dans le bâti, pour y signer les quelques bons d’achats, qui seront par la suite visés par la Régie, plus bas, au bord de la rivière. Et puis, bien sûr, on s’en va verser le thé et fumer son content, d’abord en tabac brun, puis en boulette de cet opium gras et lourd qui vient soit d’Inde soit du Triangle. Et puis, l’ivresse aidant, on laisse la journée s’écouler à sa propre mesure, tandis que les ouvrières déchargent, déballent et découpent la cargaison en paquets de plus en plus petit.
M. Dubos, lui, va se réfugier dans son bureau, où je viens le rejoindre plus tard, une fois mes tâches finies.
C’est souvent en fin d’après midi, il fait jour encore.
Nous nous saluons, et il m’offre une de ses bouteilles de bière munichoise – un de ces mystères des importations de la colonie – qu’il sait garder au frais – mystère plus grand encore ! – pendant que nous évoquons les cancans de la vie saigonaise : qui s’est encongaillé, qui est parti en mangrove y chercher fortune, qui est revenu malade de ses efforts vains… Et puis, après quelques bouteilles, je le laisse à ses affaires, je franchis de nouveau le porche à l’ombre duquel je fais halte. Et, après avoir allumé une cigarette, je vais me perdre de nouveau dans les ruelles de la ville vietnamienne, par delà la rue des deux sœurs Trung.

On palabre un temps, maintenant que la pluie a cessé. On va bientôt rentrer dans le bâti, pour y signer les quelques bons d’achats, qui seront par la suite visés par la Régie, plus bas, au bord de la rivière. Et puis, bien sûr, on s’en va verser le thé et fumer son content, d’abord en tabac brun, puis en boulette de cet opium gras et lourd qui vient soit d’Inde soit du Triangle. Et puis, l’ivresse aidant, on laisse la journée s’écouler à sa propre mesure, tandis que les ouvrières déchargent, déballent et découpent la cargaison en paquets de plus en plus petit.
M. Dubos, lui, va se réfugier dans son bureau, où je viens le rejoindre plus tard, une fois mes tâches finies.C’est souvent en fin d’après midi, il fait jour encore.
Nous nous saluons, et il m’offre une de ses bouteilles de bière munichoise – un de ces mystères des importations de la colonie – qu’il sait garder au frais – mystère plus grand encore ! – pendant que nous évoquons les cancans de la vie saigonaise : qui s’est encongaillé, qui est parti en mangrove y chercher fortune, qui est revenu malade de ses efforts vains… Et puis, après quelques bouteilles, je le laisse à ses affaires, je franchis de nouveau le porche à l’ombre duquel je fais halte. Et, après avoir allumé une cigarette, je vais me perdre de nouveau dans les ruelles de la ville vietnamienne, par delà la rue des deux sœurs Trung.

mardi 10 août 2010
A la croisée de la terre et du ciel
Au-dessus des nuées,
il y a toujours ceux qui,
crucifiés,
justifient leur passion des cieux.
il y a toujours ceux qui,
crucifiés,
justifient leur passion des cieux.
dimanche 8 août 2010
vendredi 6 août 2010
Klaus le breton
dimanche 1 août 2010
Le chemin des dames
samedi 31 juillet 2010
Patriach's profile
vendredi 30 juillet 2010
Les noctambules des plateaux
La courtisane
On pénètre dans la cour qu'enserrent de vieux hangars, alors que devant, du haut de ces deux étages, se dresse le bâtiment des maîtres. La cour est silencieuse à cette heure de fin d'après-midi. Il n'y a personne, mais on peut deviner une présence : la Deuche est là, et on nous attend quelque part.
mercredi 28 juillet 2010
C'est une vallée
Mais si l’on se détache de l’observation de ces gros tas de pierres, et que l’on considère – avec raison – qu’ils nous servent à approcher le ciel, alors on peut, comme Strabon l’ancien, considérer que les Celtes et autres Altaïques résumaient cela avec élégance. « Alp ! », disaient-ils, pleins d’une craintive ferveur envers ces sommets qui ouvraient la route au monde lumineux. C’est certainement ce que pensaient aussi les Allobroges, les Ligures, les Ceutrons, toutes les tribus à se disputer les routes du haut, alors qu’aucun de leurs braves ne se souhaitait y chercher aventure.
Il arrive d’ailleurs de partout, ce marcheur curieux, mais d’Angleterre surtout, et décide de faire de la balade un sport d’élite. La Savoie, pendant ce temps, change quelquefois de direction, mais le massif du Mont-blanc, et sa petite bourgade Chamouny, prospèrent. On y cultive toujours l’orge et l’avoine, on se biture toujours à la vigne et au genépi, et on célèbre les exploits de ces premiers alpinistes, qui partent fringants et reviennent mourants, et fiers de leurs sommets conquis.
Plus tard, au début du siècle dernier, la vallée se remplit hiver comme été. On vient y respirer l’air du haut comme un nectar, et profiter de la neige comme divine poudreuse. Les conquêtes du plus pointu s’égrènent, dômes, pics, aiguilles, tout est gravi, foule, acquis.
Et depuis, la station s’appelle Chamonix.
samedi 24 juillet 2010
Saroudalf
Et ce déguisement de binocles, de barbe raccourcie, de toiles modernes et anonymes ne sauraient tromper le Marcheur que je suis. Trop de quêtes en sa compagnie, trop de coups du sort. Décidément, les heures de cette Vallée sont peut-être comptées...
jeudi 22 juillet 2010
At the white lake
Plus haut encore, c'est Eole, et ses nuages qu'un rien effiloche, sous les rayons du soleil.
mercredi 21 juillet 2010
Perplexite alpine
mardi 20 juillet 2010
C'est assez
Le Trias ? Oui, le Trias, vous situez ? Cette période durant laquelle la Pangée fut disloquée ? Ouvrant l’océan que l’on appelle à présent l’Atlantique, donnant naissance aux continents africain et américain ? Oui ?Bien.
Voici, donc. Deux continents qui s'éloignent et deux versants océaniques qui se font face. Deux versants, et plus encore de côtes, de falaises, de plages. Et du sable aussi. Plein. Du sable sur lequel viennent gambader des archéosaures – de vieilles bêtes dont je vous laisse imaginer la forme. Elles passent par là, y laissant des empreintes qui seront ensuite recouvertes de sédiments, par couches successives, avant d’être violemment soulevées de plusieurs kilomètres par un accident géologique. C’est que ce jeu de plaques mouvantes provoque mille et un plissements, et que le terrain se gondole, monte, descend, s’incline, ne rompt point, parfois. Et qu’il se retrouve intact, à mille lieues de ce qu’il fut, dans le massif alpin.
Alors, par affleurement, revoici ces traces laissées par des créatures enfouies sous tant d’histoire, presque intactes sous les neiges de maintenant, là ou, un peu plus bas, les génisses helvètes eurent tout loisir de paître il y a moins d’une centaine d’années, sur le plateau dit « des Mossons » - on cause patois aussi dans tous les cantons du Valais, et ces génisses-là s’appellent ainsi.
Bref.
Ce n’est finalement que le 23 août 1976 qu’un géologue du nom de Bronner découvre sous un névé d'étranges traces : d’abord, des ondulations créées par d'antédiluviennes vagues, puis des empreintes de reptiles disparus, pesant peut-être dans le quintal et mesurant 2 a 4 mètres. Ces sauriens primitifs semblent pour l’instant échapper à toute classification. Aussi, si vous en avez une idée plus précise, n’hésitez pas.
Vu ?
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