samedi 6 septembre 2008

L'académie des cubs

Détourage, détourage, Cub après Cub, et... tata !!
(Il y a un intrus, bien sûr...
sauras-tu l'identifier ?)

jeudi 4 septembre 2008

Saigon Electric #4

Celui-là est cousu de fil blanc...

lundi 1 septembre 2008

Toi nay, khong o nha

Voila ce qui arrive lorsqu'une photo s'impose. On se prend au jeu, sur un coin de lit, pour représenter sur quatre côtés un petit bout d'univers. Celui-là est contenu dans un sac, sac ouvert qui laisse échapper son contenu, ses affaires, ses objets qui ont tous un morceau d'histoire à conter.

mardi 26 août 2008

Micro trottoir

Cela a-t-il toujours été ?
En tout cas, cela est là : on se pose en observateur au bord de la route. Les motos, surtout, vont et viennent, ralentis par quelques vélos, et sourd et crache un camion, tandis qu'un bus passe, et que les motos lui font escorte.
Et l'on observe ces courants, ce mouvement incessant, et, certainement, les chevilles nous font souffrir et il faut se relever.

dimanche 24 août 2008

Et pour le dessert ?

Il y a dans cette excursion tant de spontanéité - si difficile à saisir - qu'il convient de commencer par le menu. D'un rendez-vous assez tardif dans l'après-midi, pour quitter la ville par le nord, en suivant la route de Binh Duong, pour se rendre chez la mère de Chi O.. De ce départ ne restent que les vapeurs lourdes des fiouls de camions et de bus, noyés dans la masse d'un embouteillage sempiternel dans ces rues saigonaises minées de trous béants.

Et puis, plus loin, la route qui s'étend, qui fait se rapetisser les bâtiments de chaque côté, jusqu'à les faire presque disparaître, comme cela, au détour d'un ou deux carrefours.
Et puis, la maison enfin, la maison et la mère, toute occupée à vendre les bananes, et le jardin, et les enfants du voisinage qui pépient plus fort qu'une volière.
C'est de cette rapidité-la, ce changement subit du paysage, et de la tranquillité avec laquelle on s'en va cueillir deux ou trois Mang Cau Na.

Au seuil de la maison, la mère se mesure à quelques régimes dont il faut bien se débarrasser.


mercredi 20 août 2008

Façades de Lyon - Fenêtres bouchées #3

Une mise en abîme ? Moui, c'est aussi une possibilité, peut-être moins originale, mais clautrophobe à souhait, non ?

mardi 19 août 2008

Façades de Lyon - Fenêtres bouchées #2

Ça peut turlupiner longtemps. De se dire que, oui, il y a bien quelque chose à faire d'autre, de mieux, oui... et puis donc, c'est plus tard, on fronce le sourcil, on murmure un vague "mais bien sûr...", et on s'y attelle.

C'est vrai, c'est mieux.

dimanche 17 août 2008

Façades de Singapour - Chinatown

En s'approchant de Pagoda Street...

vendredi 15 août 2008

Entresol

Qu'à cela ne tienne ! S'il faut payer pour prendre l'ascenseur, autant économiser son souffle dans les escaliers. Et, palier par palier, se sent-on plus léger ?

lundi 11 août 2008

2 pour 1000 ?

C'est difficile de savoir comment s'y prendre. Ils défilent tous si vite, chacun à sa cadence, chacun attentif ou insouciant, oublieux des autres directions. Ils vont tous tout droit mais personne au même endroit.
On se poste au bord, juste là, le coude pose sur un support, un panneau, une borne, et l'on appuie sur le déclencheur au rythme du flux et reflux.

C'est à peu près tout.
Et ça ne suffit pas.

dimanche 10 août 2008

Night of the dead living

Créatures de la nuit, sachez que toutes les ruelles sont à vous passées les unes et les autres heures du soir et du matin. C'est pendant ce temps creux que vous pouvez errer à loisir et saisir lentement ce monde labyrinthique, éclairé ça et là de blafardes lueurs qui expriment votre teint. Vous ne croiserez personne, soyez-en certain ; et si cela arrive, c'est l'un de vos semblables qui fait semblable quête. Ne le saluez pas, il ne vous verra pas.

mercredi 6 août 2008

Khong biet

Je ne sais pas, non, je n'en sais rien. il y comme ça des vieilles maisons de briques qui sautent. On construit à la place des échafaudages de béton, ou d'autre chose, mais ça monte haut. Plus haut que ces vieux toits de tuiles, pour sûr. C'est le bruit, surtout. Ce bruit plein qui fait sentir qu'il vaut mieux déguerpir ; trop fort pour converser à loisir sur la destructions de tous ces empans de plâtre. Trop fort, aussi, pour sentir le vent tourner.

jeudi 31 juillet 2008

Saigon Electric #3

Où l'on tente toujours de dévider la pelote, mais on finit toujours coincé devant le nœud de l'affaire...

lundi 28 juillet 2008

Coup de pompe

Retour en taxi depuis d'aéroport de Tan Son Nhat qui, depuis l'ouverture de son terminal international, assure une transition tout en douceur avec le poli singapourien. Ensuite, bien sûr, c'est se retrouver dans la cohue klaxonnante du trafic saigonais, où débaroulent en tous sens les deux, trois, quatre roues, évitant les chausse-trappes et passant aux feux d'une signalisation ignorée.
Ce n'est qu'à mi-parcours que nous relevons un compteur un peu trop rapide à notre goût. Un reliquat de cette tradition qui veut que l'on ne paye jamais à sa juste valeur le trajet d'un aéroport à son domicile, et nous grommelons un inadmissible dans un soupir qui en dit tout autant.
Et puis vient le temps du retour sur terre. Au Vietnam, pendant notre courte absence, le litre de carburant a considérablement augmenté.
Oh, les moteurs grognent de plus belle, mais on soupçonne le monde de vouloir changer d'ère.

vendredi 25 juillet 2008

Rainbow-window

Auparavant, il s'agissait du bâtiment qui abritait le QG de la police. Il fait un angle au bord de la rivière, et se repose sur une colline en son derrière. Celui-là a dû vivre les époques, les transformations rapides d'une cite régalienne toujours prompte à rappeler à l'ordre.

Il abrite à présent le Ministère de l'Information, de la Communication et des Arts, répond au doux nom de Mica building.

Dans la galerie

Vitrines, vitrines, à droite comme à gauche,
et là, à gauche, elle et lui,
et lui, là.

Mousson express

Au passage, ce jeune garnement qui pour un coup de chaud s'est précipité dans l'onde jaillissante, attire les regards. Sa grande sœur gronde la-bas, mais ça ne sert à rien. Il est parti pour patauger un moment. De l'autre côté, derrière les portes vitrées qui coulissent en silence, c'est l'univers feutré du dernier shopping mall, où l'air climatisé vous passe l'envie d'une douche froide.

Le concierge est dans l'escalier

Ah, le bâti asiatique, lorsqu'il est le fait de promoteurs chinois, remplit toutes ces promesses. Il est de haute taille, régulièrement percé de petites fenêtres barrées de fer, ponctué de climatiseurs ronronnants, peuplé d'une multitude en débardeur ou en robe. Il est souvent trentenaire, affichant son goût pour le béton brut et la forme parallelépipédique, avec parfois des teintes claires. Il se voit de loin, mais il ne se distingue pas du fatras d'immeubles dans lequel il a poussé.

jeudi 24 juillet 2008

Idéales idoles

Le tissu urbain de la ville est lâche et pelucheux. Il change souvent de motif, selon le quartier et ceux qui s'y sont installés pour y fonder leurs commerces. Ici Chinatown, là Little India, plus loin Downtown ou encore Bugis, avec tour à tour des élévations, des rangées de maisons basses, des toits de tuiles ou des tentures de toiles. Et puis, bien sûr, des figures totémiques, des génies du lieu, des pagodons, des minarets, des temples ; tout une ribambelle de dieux bougons ou hilares, à face humaine ou bestiale, pour surveiller ce monde de marchands superstitieux.

Sous Orchard Road

Sous Orchard Road se déploient toutes ces galeries, galeries souterraines où transitent celles qui butinent de boutiques en boutiques, en une danse folle de froufrous et de sacs.